Foire aux Questions

I- En Période de Pré-Adoption

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Nous habitons à XX km de Montréal. Combien de fois devrons-nous nous rendre à Montréal?
Nous vous demandons de participer à la 1ère séance informative à Montréal, afin de clarifier votre rôle en tant que parents adoptants et le nôtre, en tant qu’organisme œuvrant en adoption internationale. Par la suite, toute la démarche d’adoption est suivie par téléphone, par la poste ou par courriel, à l’exception de la participation obligatoire aux ateliers de pré-adoption donnés par l’organisme. Ces ateliers sont organisés à Montréal deux fois par année (généralement en avril et en octobre) et sont d’une durée de 2 jours (une fin de semaine de 9 h à 16 h).

Pour ce qui est des frais, sont-ils payables en entier, d’un coup, ou au contraire, leur paiement s’échelonne sur la durée du processus d’adoption?
Les paiements se font au fur et à mesure que votre dossier avance.

Les couples qui adoptent doivent-ils habiter ensemble ou être mariés depuis au moins deux ans?
Oui. Les couples non-mariés doivent habiter ensemble depuis au moins 2 ans et doivent présenter une déclaration de vie commune assermentée devant un notaire (modèle fourni par l’organisme sur demande).

Je viens d’accoucher d’un enfant; est-ce que je peux adopter en Colombie ?
Selon les exigences de la Colombie, votre enfant doit être âgé minimum d’un an avant que le SAI (Secrétariat à l’Adoption Internationale) accepte votre dossier d’adoption.
Faut-il avoir un certificat d’infertilité pour entreprendre les démarches?
Non.
Le fait d’être travailleur autonome peut-il nuire à notre demande?
Non. Dans ce cas, la personne doit présenter une déclaration de revenus signée par son comptable (modèle fourni par l’organisme sur demande).
Quel est le délai d’attente pour un enfant de la Colombie?

Le délai d’attente pour un enfant ou une fratrie de deux enfants, est de 4 à 5 ans.
Les délais sont plus courts (un an) lorsque vous sollicitez des enfants à besoins spéciaux :

  1. Enfant de dix 10 ans ou plus.
  2. Enfant appartenant à une fratrie de deux ou plus enfants, où l’un d’eux a dix 10 ans ou plus.
  3. Enfant appartenant à une fratrie de trois ou plus frères et sœurs.
  4. Enfant de n’importe quelle âge et qui présente un handicap.
  5. Enfant de n’importe quelle âge et qui présente une maladie chronique grave ou une condition exigeant soins spécialisés du système des soins de santé. Par exemple, paralysie cérébrale, retard mental modéré ou grave, hydrocéphalie, microcéphalie, VIH, pied bot, retard du développement, des problèmes respiratoires, une fente palatine, hypothyroïdie, maladie cardiaque congénitale, syphilis congénitale, perte auditive, séquelles d’abus sexuels, de graves problèmes de comportements ou d’apprentissage, troubles du développement généralisé, entre autres.

Il faut noter que le temps doit être compté à partir du moment que le dossier est accepté en Colombie. Le temps pour préparer votre dossier avant de le remettre aux autorités colombiennes dépend de votre disponibilité à réunir les documents demandés, ainsi que de la disponibilité des professionnels qui rédigent vos évaluations psychosociale et psychologique.

Finalement, rappelez-vous que nous ne pouvons pas vous assurer un délai d’attente fixe et précis. Nous vous donnons une estimation selon la liste d’attente de l’ICBF (Institut Colombien de Bien-Être Familial).
À partir de quel moment exactement devons-nous considérer le délai d’attente pour une proposition d’enfant?
À l’acceptation du dossier par l’ICBF. C’est à ce moment que le dossier entre dans la liste d’attente.
Est-ce qu’il faut payer davantage pour une fratrie que pour un seul enfant?

Le processus ne coûte pas beaucoup plus pour une fratrie que pour un enfant, car vous payez un seul frais d’administration pour votre dossier (et non pas pour le nombre d’enfants) ainsi que pour les évaluations psychosociale et psychologique. Il faut seulement ajouter les frais concernant le retour de chaque enfant au Québec, c’est-à-dire un billet d’avion, ainsi qu’une évaluation médicale pour chacun d’eux, si nécessaire, etc.

Est-ce que les enfants sont en bon état de santé?
En général, les enfants du programme d’adoption de la Colombie possèdent une bonne santé. De plus, les tests médicaux réalisés par un médecin de l’Ambassade du Canada à Bogotá sont bien détaillés. Seul le test du VIH n’est pas exigé dans le rapport médical, pour une question de droits humains. Toutefois, celui-ci peut être demandé par le couple, moyennant des frais supplémentaires.

Mon médecin habite à Ottawa. Est-ce qu’il peut également signer nos certificats de bonne santé?
Le médecin qui réside à l’extérieur de la province du Québec doit être inscrit au Collège des Médecins de sa province.
J’ai des connaissances de la langue espagnole. Devons-nous nécessairement faire appel aux services d’un ou d’une interprète en Colombie?
Les services sont adaptés selon les besoins des familles, en autant que les deux parents comprennent ce qui est dit lors du processus d’adoption en Colombie.

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II- En Période d’Évaluation Psychosociale et Psychologique

Est-ce que le travailleur social peut faire l’évaluation psychologique?
Non. L’évaluation psychologique doit être faite par un psychologue en pratique privée, membre de son ordre professionnel. Par contre, l’évaluation psychosociale peut être réalisée par un travailleur social ou un psychologue sous la supervision du Directeur de la Protection de la Jeunesse. Ceci dit, les deux évaluations pourraient être faites par un psychologue mandaté par un Centre Jeunesse.

Qui doit envoyer les rapports des évaluations au SAI?
Vous devez vous assurer que les évaluateurs ont envoyé un original des rapports au SAI et par la suite, vous devez nous envoyer vous-même une copie, afin de nous permettre de demander la lettre 15 au SAI. Sans ces documents, votre projet ne pourra pas avancer.
Mon mari a un problème d’hypertension, est-ce que cela pourrait nuire à nos évaluations?
Il faut comprendre que pour prendre en charge un enfant, il faut avoir un bon état de santé physique, ainsi que mentale. On pense toujours au bien-être de l’enfant et à lui trouver le meilleur foyer. Cependant, un problème d’hypertension ne semble pas être un élément de désapprobation pour l’adoption, si cela est contrôlé et si cette personne mène une vie normale. Les évaluations étant faites à la première étape du projet, vous pourrez donc savoir très tôt si vous êtes admissible ou non au programme d’adoption. À titre d’exemple, nous avons eu un cas d’une dame qui avait un problème de dos et elle n’a malheureusement pas été acceptée suite à ses évaluations médicales.
Combien de rencontres devons-nous avoir dans le cadre de notre évaluation psychosociale?
La Colombie demande des rapports psychosocial et psychologique qui répondent à tous les points cités dans la feuille de critères d’évaluation de la Colombie. La procédure professionnelle pour réunir l’information nécessaire, afin d’être en mesure d’élaborer ces rapports, concerne strictement les professionnels, pour ainsi dire les Centres jeunesse. Dans ce sens, la ou le travailleur social devrait déjà connaître la procédure du Centre jeunesse pour lequel elle ou il travaille. Sinon, ce dernier devra se renseigner auprès de son chef de service. (La quantité des rencontres n’est pas importante; ce qui est important est la qualité de ces rencontres!) Notez d’ailleurs que chaque Centre Jeunesse peut établir sa propre procédure pour ces deux types d’évaluations.
Le même critère est appliqué pour le certificat médical. La Colombie demande le certificat du médecin selon le modèle que nous vous avons envoyé par courrier électronique. Alors, le médecin doit simplement le remplir et le signer (avec un sceau, le numéro de matricule, etc.). C’est à lui à déterminer quels sont les tests qu’il doit faire avec vous, afin de vérifier et garantir votre bon état de santé. Ces tests peuvent varier selon les médecins et peuvent aussi être différents à ceux demandés par le Centre jeunesse. Rappelez-vous que vous devez envoyer un certificat de santé au Centre jeunesse, différent de celui à fournir à l’organisme, pour votre dossier d’adoption. Ce dernier doit être fait vers la fin du processus d’adoption, car sa date d’émission ne doit pas dépasser trois mois.
Est-ce que l’organisme peut nous référer un psychologue pour l’évaluation psychologique?
Non. Nous vous suggérons fortement de consulter toujours auprès de l’Ordre des Psychologues du Québec, car le professionnel choisi doit en être membre.

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III- En période de Post-Adoption

Dans la période de post-adoption, combien de rapports progrès faut-il présenter et qui doit s’occuper de les faire?
Nous vous rappelons que le suivi des parents, dont les enfants sont arrivés dans la dernière année, est extrêmement important. Non seulement pour la Colombie, mais également pour nous en tant qu’organisme responsable d’assurer que les rapports-progrès soient émis dans les délais prévus. Donc, cela signifie un minimum de 4 rapports à l’intérieur de deux ans, selon les termes établis par la Colombie.
C’est pourquoi nous vous sollicitons de respecter ces délais de la façon suivante:
Le 1 er rapport doit avoir lieu trois mois après la date du jugement d’adoption donné en Colombie;
Le 2 è rapport, six mois après la date du 1 er rapport;
Le 3 è rapport, six mois après la date du 2 è rapport et ainsi de suite, jusqu’à la 2 è année de l’arrivée au Québec.

Notons qu’on ne considère pas la date d’envoi, mais la date indiquée sur le rapport. D’ailleurs l’intervenant qui prépare le rapport doit le faire parvenir au SAI et aux parents. Ces derniers doivent nous envoyer les rapports originaux (sur papier et signés par l’intervenant) accompagnés de photos récentes des enfants et APPEL les fait parvenir à l’ICBF dans les plus brefs délais.

En ce qui concerne qui peut faire ces évaluations, le SAI recommande que les rapports-progrès soient réalisés par le même évaluateur qui a effectué l’évaluation psychosociale des parents. Si cela s’avère impossible, un autre évaluateur, soit du même Centre jeunesse ou soit en pratique privée, peut le faire. À ne pas oublier que l’évaluateur, s’il est différent, doit être également sur la liste des évaluateurs en adoption internationale (pour les travailleurs sociaux, ils doivent avoir suivi une formation spécifique).

Il faut savoir que la première année est une période cruciale et que l’aide d’un professionnel peut être d’une grande utilité dans cette période. De grands efforts d’adaptation de la part de tous les membres de votre famille doivent être réalisés. De plus, la réalisation de ces documents est un compromis majeur qui doit être respecté par tous, afin de pouvoir garder de bonnes relations entre le Canada et la Colombie. Par ailleurs, nous soulignons que les rapports-progrès n’ont pas à être entérinés par le Centre jeunesse, puisque cela n’est pas une obligation soumise par la loi canadienne, mais plutôt par le pays d’origine de l’enfant.

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